Se construire des référentiels communs

On part d’un regard de travers qui dégénère en bagarre entre deux jeunes puis qui s’étend à tout le quartier. C’est l’histoire de Boris et Igor, une BD autour de laquelle tout le manuel est structuré.

 

Un outil à tiroirs

La BD de Boris et Igor

Mettre des mots sur ses émotions

Un regard de travers qui déclenche colères et insultes, un début de bagarre encouragé par des spectateurs : le conflit est très souvent un engrenage relationnel. Il se nourrit à la fois de malentendus, d’interprétations hâtives, du poids du regard des autres, de l’environnement, mais aussi parfois du besoin vital de se confronter. Dans cette histoire, faute d’avoir été circonscrit, le conflit se déplace rapidement hors de l’établissement et s’étend à tout le quartier. Alors, à qui la faute ? Ce qui est intéressant ici, c’est de réfléchir aux leviers sur lesquels nous pouvons interférer afin de mieux prévenir ce type d’engrenage, ou tout au moins, mieux gérer l’effet d’escalade.

La frise du Schdong

Questionner les valeurs

Lorsqu’une bagarre démarre, c’est souvent l’occasion pour d’autres de venir s’en mêler. Il devient alors vraiment difficile pour les protagonistes de s’arrêter. De la même façon, l’insulte est omniprésente et cette volonté de rabaisser l’autre est souvent significative d’un vrai déni de l’autre mais également parfois d’un grand manque de confiance en soi. L’idée est d’essayer de comprendre ce qui amène un certain nombre de jeunes à adopter ce type de comportement afin de pouvoir par la suite déjouer ces formes de cercle vicieux.

Des chansons et histoires

Des supports pratiques

6 chansons, 2 récits et 1 conte en rapport avec la thématique globale du vivre ensemble :
L’histoire du ventre qui parle : récits de Pavel -le racketté- et de Dimitri -le racketteur
Et le loup redevint homme, conte
– Chansons : Dur de construire sa vie, Les étiquettes, Comme si, Fier de mes mains, Courage, J’ai bien failli me perdre en route

Quelques impacts

Les élèves sont passés d'eux-mêmes du support à l’évènement réel de façon naturelle. Cela leur a permis de comprendre ce qui s'était passé et pourquoi. Ça a libéré la parole, ça a fait du bien à tout le monde, ça a permis à chacun de réfléchir.

Une enseignante de collège

J'ai beaucoup aimé ce travail parce que ça m'a vraiment aidé à changer mon comportement.

Un jeune de Cm2

Ce travail en équipe nous a permis de prendre conscience qu’il fallait faire attention à ne pas banaliser l’insulte, à se mettre d’accord sur ce qu’on sanctionne et comment, mais aussi aider les enfants à trouver des solutions pour ne pas se laisser enfermer dans le piège de la réponse à l’insulte par l’insulte, trouver une parade à l’injure.

Un directeur d’école primaire